Un départ pas si évident
Tu as déjà eu ce moment où tu dis « Je vais partir en mission humanitaire », et autour de toi, les gens hochent la tête avec admiration… mais toi, tu te demandes encore si c’est vraiment pour toi ? Moi aussi. Avant de partir avec Sel et Lumière en Mission, je me pose plein de questions. Est-ce que je serai utile ? Est-ce que je vais tout faire de travers ? Et surtout… comment je fais pour ne pas oublier le shampoing cette fois-ci ?
Mais voilà, j’ai pris mon courage à deux mains (et mon sac bien rempli), et je suis parti(e) pour un voyage qui allait bien plus me changer que je ne l’imaginais.
Arrivée sur place : Le choc culturel du bonheur
Arriver dans le village, c’est comme passer d’une case à l’autre dans un jeu vidéo. D’un coup, on quitte les routes goudronnées, les cafés branchés et les notifications sans fin, pour atterrir dans un endroit où chaque sourire compte plus qu’un like.
Les enfants nous attendaient déjà avec leurs yeux pétillants, leurs questions curieuses, et leur façon unique de dire « bonjour » — tantôt avec un rire, tantôt avec un bisou sur la joue (oui, carrément). C’était un peu comme se retrouver au milieu d’une grande famille dont on ne connaît pas encore tous les secrets.
Une semaine, pleine de petits moments grands
Pendant une semaine, j’ai aidé dans un centre d’accueil. Pas besoin d’être médecin ou enseignant : j’ai simplement été là. J’ai joué, aidé aux repas, lu des histoires, fait des dessins, parfois même changé des draps (et oui, c’est aussi ça, le bénévolat ).
Un jour, une petite fille m’a dit :
« Toi, tu es notre ami maintenant. »
C’est fou comme trois mots peuvent te toucher. Comme si soudain, tout ce que tu avais fait prenait son sens.
Et puis, il ya eu les défis
Parce que non, ce n’est pas un séjour balnéaire. Il faut apprendre à vivre avec la chaleur qui colle, les prises électriques différentes, et parfois même l’eau qui manque. Et puis il y a ces moments plus difficiles à digérer : voir un enfant malade, comprendre que certains n’ont jamais connu leurs parents, ou simplement ressentir l’injustice du monde peser sur tes épaules. Mais justement, c’est ça aussi l’humanitaire. Ce n’est pas juste apporter quelque chose. C’est aussi recevoir. Apprendre. Grandir.
Et si tu y allais aussi ?
Tu te demandes peut-être si c’est réservée aux « grands voyageurs » ou aux « super-héros du cœur ». La réponse n’est pas. C’est pour toi, pour moi, pour celui ou celle qui lit ces lignes.Tu n’as pas besoin d’avoir toutes les compétences du monde. Juste le cœur ouvert, et l’envie de faire une différence. Même toute petite, elle compte. Alors, si tu hésites, je te dirais ceci : Dis-toi que tu peux y arriver. Parle-en autour de toi, trouve un accompagnateur. Regardez les dates des prochaines missions SLM. Et prends ton billet. En partant, tu rapports bien plus que des photos .Quand tu rentres chez toi, après une semaine passée dans un pays lointain, tu retrouves ton allumé, ta routine, ta machine à café. Mais quelque chose a changé en toi. Tu vois la vie différemment. Votre souris plus facilement. Tu penses à Jean, Awa, Moussa. Tu rêves de revenir. Et peut-être même, tu commences à envisager de parrainer un enfant, ou de faire un don régulier.
Parce que finalement, être bénévole, c’est comme planter un arbre. On ne voit pas toujours tout de suite les fruits… mais un jour, ils poussent.
Et si ton tour arrive maintenant ?
Peut-être que tu n’es pas prêt(e) à partir en mission demain. Et ce n’est pas grave. Mais peut-être que tu peux commencer par autre chose : Parrainer un enfant. Faire un don ponctuel ou régulier. Partager cette histoire autour de toi. Rejoindre une équipe locale de soutien. Chaque geste compte. Chacun de nous peut faire une différence. Et crois-moi, personne ne sort indemne d’une rencontre avec ces enfants. Personne.




